dimanche 29 juin 2014

La série G.O.L.F. sur la chaîne Historia à compter du mercredi 2 juillet, 20h00.

L'automne dernier, j'ai eu le plaisir de participer au tournage de la série G.O.L.F. relatant l'histoire du golf au Québec. Cette série sera diffusée sur la chaîne Historia à partir du mercredi 2 juillet à 20h00.

À travers les témoignages d’historiens, de joueurs invétérés, de professionnels, anthropologues, journalistes, surintendants et architectes, on apprend comment le golf s'est développé au rythme de l'évolution de la société québécoise, devenant populaire partout dans la Belle Province. La série trace un portrait de ce sport et de ceux qui le pratiquent, en plus de traiter des clubs, de l'étiquette, des terrains et du commerce qui s'y rattache.

Pour tous ceux qui seraient intéressés à en savoir plus sur cette série, je vous invite à visiter les sites suivants qui vous donnerons le synopsis des différents épisodes, ainsi qu’un avant goût avec un court extrait.



Sur ce, je vous souhaite un bon visionnement!!  N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations suite à votre écoute.

©Yannick Pilon Golf 2014

vendredi 20 juin 2014

Parcours L'Actuel du Parcours du Cerf est maintenant ouvert!

Le nouveau trou no. 5 - Une courte normale 3 au vert surelevé qui
demandera un coup de départ précis.
Le nouveau parcours 12-trous du Parcours du Cerf est maintenant ouvert depuis le 20 mai dernier. En effet, le parcours L'Actuel a vu ses premiers golfeurs fouler le terrain au milieu d'un printemps capricieux qui en fait rager plus d'un!  Par contre, les premiers commentaires des joueurs semblent être très positifs, et ceux-ci sont au rendez-vous.

Les nouveaux trous ont bien passé à travers l'hiver et les verts offrent présentement des superbes surfaces de jeu.  La maturation des zones naturalisées du parcours se poursuivra encore pour quelques temps, mais toutes les autres zones de jeu du parcours sont totalement fonctionnelles et superbement entretenues par le surintendant Éric Rondeau et son équipe dévouée.

Il sera intéressant de constater quel sera l'engouement des golfeurs à long-terme pour ce nouveau genre de parcours.  Est-ce que ce sera le début d'une nouvelle tendance qui sera répétée ailleurs?  Est-ce cette nouvelle offre de parcours de qualité mais présentant un temps jeu moins long attirera une nouvelle clientèle? Ou permettra t'elle à plus de golfeurs agés ou disposant de moins de temps pour jouer le peremttra de rester actifs plus longtemps ou de jouer plus souvent?  Voilà des questions que seul le temps nous aidera à répondre!

Une chose reste certaine, c'est que les gens en parlent!  Tous mes clients me demandent comment ça se passe, et tous ont un vif intérêt pour la question.

Je profite donc de cette occasion pour remercier toute l'équipe du Club et l'entrepreneur Pierre Thériault avec qui nous avons travaillé pour faire de ce projet une réalité.

Je vous invite maintenant à vous faire votre propre idée de la question en allant tenter l'expérience! Et revenez-moi avec vos commentaires!  Bon golf!

Yannick Pilon Golf 2014

vendredi 11 avril 2014

Yannick Pilon Golf will work at Stanley Thompson’s Saguenay Arvida GC.

Stanley Thompson's unique style for the course can be
seen on the par 4 sixteenth.
I am happy to announce that the Saguenay Arvida Golf Club has just awarded me a contract to proceed with the necessary planning for the reconstruction of six of its eighteen greens over the next three years. Located on the edge of the Saguenay River in Jonquiere QC, this magnificent course opened in 1947 with a nine-hole course designed by the renowned Stanley Thompson.  The course has been expanded since, but the original nine holes can be found as part of the club’s both existing nines.

This project will be particularly interesting, since most of the greens scheduled to be rebuilt are the original Thompson greens.   A few of them are now plagued with agronomic problems mostly caused by their small size or chronic drainage issues that the Club would now like to address. Massive tree clearing has also recently been done by the Club on a few holes to allow some of those greens to breathe and benefit from added sunshine while opening long lost magnificent views to the Saguenay River.  This should prove to be an important first step towards better course conditions and a newfound appreciation of the layout.

The par 4 fifth uses the natural undulations of the
property with great effect.
Without a doubt, one of the key elements of this important project will be the respect of Stanley Thompson’s original course character while allowing the club to modernize their infrastructure and cement its place as Saguenay-Lac-St-Jean premier course.

Stanley Thompson has left an important mark on golf course architecture across Canada with the creation of his “Big Five” group of courses (Banff Springs, Jasper Park Lodge, St Georges, Capilano et Highlands Links) and quantity of other courses that still impress with their bold strategic designs and aesthetic qualities. But his impact in Quebec has been relatively limited in terms of what is left with his own style.  His impact, here, is mostly achieved through the works of his disciples (Howard Watson, John Watson and Graham Cooke) who have built a large part of the province’s designs. His best Quebec design is, by far, the Chateau Montebello Golf Club, recognized for its dramatic holes in harmony with the rugged Laurentians landscape.

The first hole offers panoramic views of the Saguenay
River valley landscape.
However, a singular originality is still clearly present on the original holes built by Stanley Thompson for the Saguenay Arvida Golf Club. Tumbling and undulating fairways in perfect harmony with their surroundings, as well as deep, pronounced and artistic bunkering can be found here.  Thus, we can suppose it is the work of the master himself. It is with great joy and great humility that I will tackle this exciting project with the Club’s dynamic team of professionals.

©Yannick Pilon Golf 2014

Yannick Pilon Golf travaillera au Club Saguenay Arvida dessiné en partie par Stanley Thompson

Le trou no. 16 démontre bien le caractère unique des
trous originaux de Stanley Thompson
Je suis bien heureux d’annoncer que le Club de Golf Saguenay Arvida a fait appel à mes services afin de procéder à la planification requise pour la reconstruction de 6 de ses 18 verts lors des trois prochaines années.  Situé à Jonquière sur la rive de la rivière Saguenay, ce magnifique parcours situé a été partiellement dessiné par le célèbre architecte canadien Stanley Thompson qui a en créé les neuf premiers trous en 1947.  Le parcours a depuis été agrandi en parcours de 18 trous et les neuf trous originaux sont répartis sur les deux neufs du parcours que les golfeurs fréquentent aujourd’hui.

Le défi sera particulièrement intéressant, puisque la plupart des verts visés par les travaux sont des verts originaux de Stanley Thompson.  En effet, quelques-uns d’entre eux souffrent aujourd’hui de problèmes agronomiques dus bien souvent à leur petitesse ou à des problèmes de drainage chronique que le Club est maintenant prêt à adresser.  Du déboisement massif est d’ailleurs en cours à proximité de certains verts et plusieurs trous afin d’ouvrir des vues sur la magnifique rivière Saguenay et également permettre aux verts de profiter d’un ensoleillement et d’une aération accrue. Ceci constituera sans doute la première étape vers des conditions de jeu améliorées et une nouvelle appréciation du parcours.

Le trou no. 4 met très bien en valeur la topographie
ondulée du site.
Un des éléments prioritaires de cet important projet pour le Club sera sans aucun doute la sauvegarde du caractère d’origine laissé par Stanley Thompson et son équipe, tout en permettant au Club de moderniser ses infrastructures et ainsi cimenter sa place dans l’élite des parcours de la région du Saguenay-Lac-St-Jean. 

Stanley Thompson aura laissé une empreinte importante dans l’histoire de l’architecture de golf au Canada, avec la création de son « Big Five » (Banff Springs, Jasper Park Lodge, St Georges, Capilano et Highlands Links) et quantité d’autres parcours qui impressionnent encore aujourd’hui par leur audace et leurs qualités esthétiques et stratégiques.  Son impact au Québec a cependant laissé relativement peu de traces encore clairement visibles, mis à part les œuvres de ses disciples (Howard Watson, John Watson, Graham Cooke) qui, elles, sont plus présentes. Sa plus grande œuvre Québécoise demeure le Club de Golf du Château Montebello, reconnu pour ses paysages et ses trous en harmonie avec la topographie accidentée du site.

Le parcours débute avec un trou mettant en valeur
des vues panoramiques de la vallée de la rivière Saguenay.
Une originalité particulière est cependant encore bien présente sur les trous originaux de Stanley Thompson au Club Saguenay Arvida.  On y retrouve des allées fortement ondulées qui suivent la topographie naturellement accidentée du site, tout comme des fosses de sable aux abords très prononcés et aux formes souvent artistiques qu’on retrouve peu dans cette région du Québec.  On peut donc soupçonner que cette touche est l’œuvre du maître, lui-même.  C’est donc avec une grande joie et une grande humilité que je m’apprête à m’attaquer à ce mandat avec les dynamiques responsables du Club.

©Yannick Pilon Golf 2014

mercredi 9 octobre 2013

The Parcours du Cerf Golf Club will offer a 12-hole course in 2014

The new 12-hole course will occupy land previously
occupied by the back nine of the Faon course.
For the past year, I have had the privilege of working with the management team at the Parcours du Cerf, in Longueuil, in order to develop the first 12-holes regulation course in Quebec. This innovating project is now in the construction phase and the new course will be inaugurated in the spring of 2014.

Personally, I believe it is an interesting idea that has merits on many fronts.  A number of players complain that playing an 18-hole course often takes too much time in a time where young families are confronted with an increasing offer of leisure activities and busy schedules leaving them less time to enjoy activities like golf that require an important time and money investment.

So it is with those two premises that the club had the idea of developing a 12-hole course.  This course will offer a playing experience similar to the best courses in the province, but in a reduced format that will offer more than 9-holes to enjoy, but also less than 18.  At a smaller price, and taking less time to play, this could prove to please a young crowd, as well as aging players and tournament organizers that will have the opportunity to play 12-holes fund raisers, as opposed to the 6 hours rounds most are accustomed with today!

Curiously, the idea was mentioned by Jack Nicklaus a few years back, but it seems it has not been fully exploited since then.  He even organized a 12-hole tournament at Muirfield Village Golf Club, one of the most prestigious clubs he designed.  In it, cups of 8 inches were used instead of the regular 4.25 inches, and slow golfers were penalized!  Those are a couple interesting ideas that are worth studying, the goal being of offering a fun, but quicker experience.

New tees will be built to play a new hole towards the
existing 10th greens
How will it be done?

How will the club offer a 12-hole course on its existing layout?  The back nine of the Faon course will be slightly modified to make enough room for three new holes using some previously unoccupied land, and by modifying two existing holes. The front nine of the Faon course and the entirety of the Brocard course will be kept intact, offering golfers the choice to play 9, 12 or 18-hole rounds.

Favourite holes from the back nine of the Faon course will
be integrated in the new 12-hole course
Hole no. 10 of the Faon course will be divided into two holes : a short par 4 played towards a new green built in the middle of the existing fairway, and a par 3 using the existing 10th green beside a pond.  Existing holes nos. 11, 12, 13, 14, 15, 16 and 17 will simply be integrated in the 12-hole course.  A new par three will be built behind the existing 12th green, and the existing 18th hole will be shorten to make room for a new short par three surrounded by mounding characteristic of the Parcours du Cerf landscape.

Globally, this will offer a 12-hole course with two par 5’s of 543 and 509 yards, four par 4’s varying between 339 to 366 yards, and six par 3’s varying between 100 and 197 yards.

The club will continue to offer three regulation length nines
for golfers who still want to play 9-hole or 18-hole rounds.
An innovating idea

Golf is often perceived as a conservative sport well rooted in long lasting traditions.  Innovating ideas are few and far between and the level of participation in the sport has been stagnating over the past few years.  Golf has to adapt and open itself up to a new clientèle, and even simply retain the one that has become elusive.  I believe this can be done without being in contradiction with the origins of the sport.  It is thus with great joy I have accepted to participate in this project, which, in my humble opinion, could become significant for the future of the game.

Evidently, it is not every course that can risk making this experiment.  But a well-known course like the Parcours du Cerf has all the ingredients to pull-off the gamble:
·         A 12-hole course that will offer an experience comparable to the best 18-hole public courses in Quebec;
·         Three other nines offering interesting and varied holes that have been amongst the most popular in Quebec for the past twenty years;
·         An inviting and spacious clubhouse offering good cuisine and a great ambiance;
·         Full practice infrastructures
·         A great maintenance team;
·         And a dynamic and innovative administration.

I will be very interested in witnessing the golfers’ reaction to this new product next year.  I believe initiatives such as this one are now necessary to insure the long-term viability of the sport.  And I am quite happy to be part of this one.

samedi 21 septembre 2013

Le Parcours du Cerf offrira un parcours de 12-trous dès 2014

Le parcours 12-trous occupera le site actuel du neuf de
retour du Parcours Faon
Depuis près d’un an maintenant, j’ai le privilège de travailler avec les dirigeants du Parcours du Cerf, à Longueuil, afin de développer le premier parcours de 12-trous régulier au Québec.  Ce projet innovateur est maintenant au stade de la construction, et le nouveau parcours sera inauguré au printemps 2014.

Personnellement, je crois que c’est une idée très intéressante qui a du mérite à plusieurs niveaux.  Plusieurs se plaignent que de jouer un parcours de 18-trous est souvent trop long dans le monde actuel, où les jeunes familles sont confrontées à une offre de loisirs de plus en plus nombreuse, et des horaires bien remplis laissant de moins en moins de temps aux activités comme le golf, qui nécessite un investissement de temps somme toute assez important.  Et que dire de l’investissement financier…. 

C’est donc à partir de ces deux prémisses de base qu’est venue l’idée du parcours de 12-trous. Offrir une expérience de jeu en tous points similaire aux meilleurs parcours de golf du Québec, mais dans un format réduit offrant plus que 9-trous, mais moins que 18.  Le tout, à un prix moindre, et nécessitant également moins de temps à jouer.  Ceci risquera à de plaire au jeunes joueurs, tout comme aux golfeurs vieillissants et aux organisateurs de tournois qui auront l’opportunité de faire des tournois plus rapides que les rondes de 6 heures auxquelles nous sommes présentement habitués!  

Curieusement, l’idée a été évoquée par Jack Nicklaus il y a quelques années, mais celle-ci ne semble pas encore avoir été exploitée.  Ce dernier a même poussé l’idée jusqu’à organiser un tournoi de 12-trous à l’un de ses parcours les plus prestigieux, soit le Murfield Village Golf Club, en Ohio.  On y employait même des coupes de 8 pouces, plutôt que la coupe traditionnelle de 4.25 pouces, et on y pénalisait les joueurs pour le jeu trop lent!  Voilà des idées intéressantes méritant qu’on s’y attarde.  Le but étant de favoriser une expérience plus rapide, mais tout aussi amusante.

Le vert du trou no. 10 existant servira comme vert du trou
no. 2 dans le nouveau parcours 12-trous.
Comment y arrivera-t’on?

Mais comment le club arrivera t’il à offrir un parcours de 12-trous à sa clientèle? Le neuf de retour du parcours Faon sera légèrement réaménagé pour faire place à trois nouveaux trous, en utilisant des surfaces préalablement inoccupées, et en modifiant deux trous existants.  Ainsi, le neuf d’aller du parcours Faon et le parcours Brocard seront conservés tels quels, offrant ainsi aux golfeurs la possibilité de jouer 9, 12 ou 18 trous.

Les trous appréciés des golfeurs seront intégrés au
nouveau parcours de 12-trous, comme le no. 13 actuel.
Le trou no. 10 actuel sera coupé en deux trous, soit une normale 4 de longueur moyenne jouée vers un nouveau vert construit dans l’allée actuelle, et une normale 3 utilisant le vert actuel du trou situé en bordure d’un étang.  Les trous nos. 11, 12, 13, 14, 15, 16 et 17 actuels seront tout simplement intégrés au parcours 12 trous.  Une nouvelle normale 3 sera construite à l’arrière du vert no. 12 actuel, et le trou no. 18 actuel sera raccourci pour faire place à une courte normale 3 jouée vers un petit vert qui sera bien protégé par une série de monticules caractéristiques du Parcours du Cerf.

Le tout donnera un parcours de 12-trou offrant deux normales 5 de 543 et 509 verges, quatre normales 4 variant de 339 à 366 verges, et six normales 3 variant de 100 à 197 verges.

27 autres trous seront toujours disponibles pour les
golfeurs trditionnels voulant jouer 9 ou 18-trous
Une idée innovatrice

Le golf est souvent perçu comme un sport conservateur bien ancré dans les traditions.  Les idées innovatrices y sont trop rares et les niveaux de participation au sport stagnent depuis quelques années. Le golf doit s’ouvrir à une nouvelle clientèle et devenir plus attrayant, et je crois que ceci peut se faire sans renier les origines du sport.  C’est donc avec un grand bonheur que j’ai accepté de participer à ce projet qui, à mon humble avis, pourrait s’avérer très évocateur pour l’avenir du sport.

Évidemment, ce ne sont pas tous les clubs qui peuvent se permettre une telle expérimentation.  Mais un parcours reconnu comme le Parcours du Cerf possède tous les outils pour réussir le pari :
·         Un parcours 12-trous offrant une expérience digne des grands parcours publics de 18-trous;
·         Trois autres parcours de 9-trous intéressants et variés ayant fait leurs preuves depuis une vingtaine d’année auprès d’une clientèle fidèle;
·         Un chalet invitant et spacieux offrant une bonne cuisine et une ambiance décontractée;
·         Des infrastructures de pratique complètes;
·         Une équipe d’entretien hors-pair;
·         Et une administration dynamique et innovatrice.

Je serai aux premières loges l’an prochain pour observer la réaction des golfeurs à cette nouveauté.  Je crois que des initiatives comme celle-ci sont maintenant nécessaires pour renouveler assurer la viabilité du sport à long terme.  Et je suis bien heureux de faire partie de celle-ci.

samedi 30 juin 2012

“I don’t even know who designed it, but whoever it was did a great job.”



I just love that quote from Jerry Pate!  It was with a bit of apprehension I was waiting for the Champion’s Tour visit to Montreal. It came as a bit of a surprise when they announced last year they were going to hold the tournament on the Verchères Course at the Vallée du Richelieu Golf Club, a course I had the pleasure to redesign and rebuild as part of a three year process while I was still working with Graham Cooke. Surprised, not because I thought the course was not worthy of it, but surprised because I had no idea that the Club was going after that kind of event when we worked on it.

The course was not designed with the pros in mind.  In fact, it should almost never be the case!  It was mostly designed for all the members to enjoy, to present an interesting and varied test, regardless of the players’ abilities.  So I was a bit scared by the reactions of the players, and their scores....

The reaction seemed to finally be very positive.  In fact, I have not read or heard a single negative comment during the entire weekend.  Of course, players are not to vocal in these situations, and they mostly say only good things.  But a few of the comments I have found have really pleased me.
So here are a few of the comments I could gather in the press. (I translated the few last ones myself):

Randy Phillips of The Gazeet started his article with this:
“Russ Cochran knows there’s a ways to go before someone leaves town with the Montreal Championship trophy. But if he was handing out an award on Friday, it would have gone to the golf course. (...)Cochran echoed the sentiments of many in the field who had only good things to say about the 6,894-yard, par-72 layout at the 36-hole private club, which is hosting the tournament for the first time.”

He continues by quoting Cochran:
“It’s really a fun golf course to play,” Cochran said. “You’re always trying to hit the fairway first and then hit the right type shot into some of the pin placements out here. (...) “It’s a really good golf course. It reminds me of something like a Hilton Head or a Harbour Town.”

That’s a pleasant comment to hear.  Harbour Town is, if I am not mistaken, one of the favorite courses of the PGA Tour pros.  One of the best courses designed by Pete Dye, whose reputation is now well established, even here in Quebec!

Cochran continues:
“(Unlike) other courses where you peg it up and say, ‘I’m going to hit it as hard as I can or whatever,’ it’s a little different here. You have to see that if you have a right pin on some holes, and even if some aren’t the longest holes in the world, you want the ball on the left side of the fairway, even in the rough.”

That was the goal when I worked on the course. Each hole had to present pin positions that would require specific shots from golfers.  It’s nice to see that the objective seems to have been met.

Randy Phillips then explains Jerry Pate’s thoughts on the course and architecture in general:
“Beautiful golf course,” said Pate, who won both the U.S. Open and the Canadian Open in 1976. “Well designed. I don’t even know who designed it, but whoever it was did a great job.” Pate, who sprinkled his round with seven birdies and three bogeys, is critical of “famous designers we have in the world of golf today” taking up too much land to build courses with too much grass to maintain, making holes too long and making the game longer to play. “We, as the users of the game, are frustrated for all those reasons,” Pate said. “The sensationalism in golf architecture has gone over the top.”  Pate said the Verchères layout reminded him of “great old golf courses up east” in New York, New Jersey, Pennsylvania and Ohio.

For anyone who knows anything about golf course architecture, this is a nice compliment to hear.  The East coast is literally peppered with classic courses that would make most Quebec golfers envious. He continues:
“This is a very nice golf course and fun to play,” Pate said. “If you hit good shots, you’re rewarded. There are no tricks out there. Everything is right in front of you.”

Canadian player Rod Spittle also had good things to say after trailing the leaders by a few shots after his first round:
“Obviously, when you shoot 68 I think the course is great,” Spittle said. “But I am enjoying the course more and more every day. “It’s just a very pleasant course to walk. The greens are in great shape and are pretty tricky, especially those getting awfully firm on the back nine. But it’s a very good test, in my opinion, a very fair test.”

Michel Marois from La Presse, has also quoted Russ Cochran:
“It’s really a good course for us with a very classic design with no gadgets, but with an obligation to hit each tee shot properly.  (...) The greens are firm and the pin positions force us to hit every shot well.”

Similar comments were also mentioned in Étienne Bouchard’s article in Le Journal de Montréal, which also quotes Jerry Pate:
“The 58 year old golfer (...) has praised the quality of the course presented by the Vallée du Richelieu club.  “Here, it’s simple.  The design is beautiful, and the greens and bunkers are well located.  The course might be too short for the PGAS Tour, but for us it is perfect”.

I really like that comment, even if it mentions the course might be too short for the PGA Tour.  Why want to lengthen a course that would only be used to its full extent only one week per year, anyway, in the best case scenario? Too many courses have, and continue to maintain tees that are practically never used by even the best of golfers.  All of this, most often, to claim that their course is a “Championship Course”.  The length of a course is not a seal of quality for it....  But that could be the object of another blog altogether!

For now, I will limit myself to thank the people at the Vallée du Richelieu Golf course for the trust they have shown towards me throughout the years.  I am proud of the work they have done to organise a tournament that seems to have been appreciated by the golfers and the spectators.  Congratulations also to superintendant André Groulx and his team for showcasing the course in a great light.

Daniel Melançon and Remi Boichard mentioned, during the telecast on the TVA network, that the golfers had preferred this course to the course where the tournament was held for the past two years.  The question now is whether or not the Club will keep presenting the tournament on it, or will they move it to their other course which has just been renovated and on the verge of opening....  It will be interesting to follow.

« Je ne sais même pas qui l’a dessiné, mais celui qui l’a fait a fait un excellent travail. »


J’adore cette citation de Jerry Pate!  C’était avec un peu d’appréhension que j’attendais la visite du Champions Tour à Montréal.  C’est avec surprise que j’ai appris l’an dernier que le tournoi allait se dérouler sur le Parcours Verchères du Club de Golf de la Vallée du Richelieu, un parcours que j’ai eu le plaisir de redessiner et reconstruire au cours des dernières années, alors que je travaillais encore avec Graham Cooke.  Surpris, non pas parce que le parcours n’apparaissait pas à la hauteur, mais surpris parce que je n’avais aucune idée que le Club visait ce genre de tournoi pour le parcours quand nous avons travaillé dessus.

Le parcours n’a pas été dessiné avec les pros en tête.  En fait, ça ne devrait pratiquement jamais être le cas!  Il a plutôt été pensé pour l’ensemble des membres du parcours, pour présenter un défi intéressant et varié peu importe le calibre des joueurs.  J’avais donc un peu peur des réactions des joueurs, et de leurs pointages….

Les réactions ont finalement semblé être très positives.  En fait, je n’ai pas lu ou entendu de commentaires négatifs de tout le week-end!  Évidemment, les joueurs ne sont pas trop bavards dans ces situations, et ils ne font généralement que des bons commentaires, mais j’en ai trouvé quelques-uns qui m’ont bien fait plaisir. 

Voici un compte rendu des commentaires que j’ai pu retracer dans les journaux (J’ai traduit moi-même certains d’entre-eux):

Randy Phillips, de la Gazette commence son article de la manière suivante :
« Russ Cochran sait qu’il y encore beaucoup de chemin à faire avant que quelqu’un ne puisse quitter la ville avec le trophée du Championnat de Montréal sous le bras.  Mais s’il avait eu un prix à remettre vendredi, il serait allé au parcours.  (…) Cochran a exprimé le sentiment de plusieurs golfeurs dans le tournoi qui n’avait que de bons mots à dire à propos du parcours de 6 894 verges et offrant une normale de 72 du club privé qui accueille le tournoi pour la première fois. »

Il continue en citant Russ Cochran :
« C’est vraiment un parcours plaisant à jouer. Tu dois constamment tenter d’atteindre l’allée en premier et frapper le bon type de coup pour atteindre les drapeaux.  (...) C’est un très bon parcours.  Il me rappelle quelque chose comme Hilton Head, ou Harbour Town. »

Ça c’est plaisant à entendre.  Harbour Town est, si je ne m’abuse, l’un des parcours préférés des joueurs sur le circuit américain.  L’un des meilleurs designs d’un certain Pete Dye, dont la réputation n’est plus à faire, même pour nous les québécois!

Russ Cochran enchaine :
« À l’opposé d’autres parcours où tu déposes ta balle sur le tee et tu te dis : «Je vais frapper la balle le plus loin possible et peu importe », c’est un peu différent ici.  Tu te dois de voir que, si le drapeau est positionné à droite sur quelques verts – et ce même si ce ne sont pas les trous les plus long du monde – tu veux avoir ta balle du côté gauche de l’allée, même dans l’herbe longue. »

C’était le but lorsque j’ai travaillé sur le design du parcours.  Chaque trou devait présenter des positions de drapeaux qui requièrent certains types de coups de la part des golfeurs.  C’est plaisant de voir que l’objectif semble avoir été atteint.

Randy Phillips exprime ensuite les propos de Jerry Pate :
« Beau parcours de golf », mentionna Pate qui a gagné les Omniums Américain et Canadien en 1976. « Bien dessiné.  Je ne sais même pas qui l’a dessiné, mais celui qui l’a fait a fait un excellent travail. » Pate, qui a jalonné sa ronde de sept oiselets et trois bogueys, est très critique envers les « architectes célèbres que nous avons dans le monde du golf aujourd’hui », prenant trop de terrain pour construire des parcours nécessitant trop de pelouse et faisant les trous trop longs qui augmentent le temps de jeu. « Nous, comme usagers des parcours, sommes frustrés pour toutes ces raisons » mentionne Pate. « Le sensationnalisme dans l’architecture de golf est allé trop loin ».  Pate mentionne également que le parcours Verchères lui rappelle «  les grands parcours de l’est (des États-Unis) », dans les états de New-York, New Jersey, Pennsylvanie et de l’Ohio.

Pour quiconque connait l’architecture de golf, ce commentaire est très flatteur. L’est américain est jalonné de parcours classiques qui feraient baver bien des québécois….  Il enchaine :

« C’est un très beau parcours amusant à jouer » mentionne Pate.  « Si tu frappes les bons coups, tu es récompensé.  Il n’y a rien de truqué ici.  Tout est clairement en avant de toi »

Le canadien Rod Spittle avait aussi de bons commentaires à formuler après avoir talonné les meneurs lors de sa première ronde :
« Évidemment, quand tu joues 68, tu crois que le parcours est bon » affirma Spittle.  « Mais j’apprécie davantage ce parcours jour après jour.  C’est simplement un parcours plaisant à marcher.  Les verts offrent des conditions splendides et sont difficiles à négocier – particulièrement ceux qui deviennent fermes sur le neuf de retour.  Mais c’est, je crois, un très bon test, un test très juste. »

Michel Marois, de La Presse, a également relaté des propos de Russ Cochran :
« C’est vraiment un bon parcours pour nous avec un dessin très classique, aucun gadget, mais l’obligation de bien frapper ses coups de départ.  (…) Les verts sont fermes et la position des drapeaux nous oblige à bien frapper chacun de nos coups ».

Des sentiments similaires sont relatés par Étienne Bouchard du Journal de Montréal, qui cite également Jerry Pate:
«  Le golfeur de 58 ans, (…) a par ailleurs souligné la qualité du parcours du Club de la Vallée du Richelieu. « Ici, c’est simple. Le design est beau, les verts et les fosses de sable bien situés.  Pour le circuit de la PGA, le parcours est peut-être trop petit, mais pour nous il est parfait ».

J’apprécie bien ce commentaire, même s’il mentionne que le parcours est trop petit pour la PGA.  Pourquoi vouloir allonger un parcours qui ne serait pleinement utilisé qu’une seule semaine par année, dans le meilleur des mondes?  Beaucoup trop de parcours ont et continuent de dépenser des sommes astronomiques pour entretenir des tertres qui ne sont pratiquement jamais utilisés par les golfeurs.  Tout ça, bien souvent, pour pouvoir qualifier leur parcours de « parcours de championnat ».  La longueur d’un parcours n’étant toutefois aucunement garante de la qualité de celui-ci.  Mais bon, ce sujet pourrait faire l’objet d’un blogue en soi!

Pour l’instant, je vais me limiter à remercier les gens de la Vallée du Richelieu de m’avoir fait confiance pendant plusieurs années.  Je suis fier du travail qu’ils ont réalisé pour organiser un tournoi qui semble avoir bien plus aux joueurs et aux spectateurs.  Félicitations également au surintendant André Groulx et toute son équipe pour avoir présenté le parcours sous son meilleur jour.

Daniel Melançon et Remi Bouchard ont mentionné lors de la télédiffusion du tournoi  à TVA, que les joueurs avaient préféré le parcours à celui utilisé lors des deux éditions précédentes.  Il reste maintenant à savoir si le Club continuera d’y organiser le tournoi, ou s’ils préfèreront utiliser leur autre parcours qui a été rénové tout récemment et qui est à la veille d’être inauguré….  À suivre.

mardi 31 janvier 2012

Golf Course Architecture and the Rio 2016 Summer Olympics


It is in the following days that the Rio Olympic’s organizing committee will announce the team that will be in charge of designing the golf course which will be host of the Olympic golf competition for men and women in 2016, 112 years after the last presence of the sport in the games.

This project is probably the one that has generated the most interest from architects in many years, simply because of the prestige and visibility that this course will obtain during the games.  This will no doubt be a dream opportunity for a team to make its mark in the industry, and be talked about for a very long time.  But it will also be a very complex project that will be created under the eyes of the entire industry which will expect nothing less than a grand slam.  In other words, this course will be picked apart by hundreds of so-called architecture “experts”!

Many teams have submitted a bid to hopefully be chosen in a competition that started last fall. Now, eight teams remain in the hunt:
·         Jack Nicklaus et Annika Sorenstam
·         Tom Doak
·         Greg Normal et Lorena Ochoa
·         Martin Hawtree
·         Gill Hanse
·         Gary Player
·         Robert Trent Jones II et Mario Gonzalez
·         Peter Thompson and Ross Perrett

These teams will make a final presentation to a jury comprised of one representative from the city of Rio, one representative from the organizing committee, one representative from the company that will run the course once the games will be done, and finally, one representative from the International Golf Federation – an organization committed to promoting the sport worldwide.

As far as I am concerned, the choice of the architect will be crucial, even if the majority of viewers who will follow the golf events will have no clue who the architect of the course is, and what difference it makes.  The choice is crucial because of the prestige of the event, and the fact that this will be an occasion for this committee to send a message as to what constitutes a great golf course that represents not only the Olympic movement and all of its values, but also the roots of the game of golf (and no, I am not talking about money!).

I sincerely hope that their choice will not go towards one of golf’s emblematic figures still part of the process, such as Jack Nicklaus, Greg Norman or Gary Player.  These athletes and great personalities have certainly contributed to the popularity of the sport, and in that regard, they have all of my admiration and respect.  But their very lucrative association with a immense quantity of course designs has also contributed in making golf the sport that so many people today describe as expensive, elitist, and at the source of profitable home lots, without any regards to the modest and populist origins of the sport.  Can we blame them, and many others similar golf figures? Certainly not; they have only surfed on the wave.  Today, however, it seems evident that their model has to make place to a simpler, more accessible one, aimed towards developing the sport and all its benefits, particularly with an aging population in many markets.  It seems like the only logical way to help the sport develop again.

In that sense, my vote goes to either Tom Doak or Gill Hanse: two architects which, in my humble opinion, have solidly made their case in the past few years towards that goal.  It’s also not a surprise that is it most likely these two teams that have the smallest available financial resources to participate in this complex process which, I am afraid, will be more politic than based on good old common sense and the artistic and creative qualities of the finalists.

To be continued in a few days…. I am crossing my fingers.

©Yannick Pilon Golf 2012